Quand l'arbitrage se passe en famille

Communiqué de presse
Reportage de l’Acadie Nouvelle
3 mars, 2016

Quand l'arbitrage se passe en famille

Quatre duos père-fils de Grand-Sault font partie des hommes zébrés que l’on rencontre sur la glace lors des matchs de hockey sur la scène régionale. Ils sont au nombre des 32 officiels de la région affilié à la New Brunswick Hockey Official Association.

Pour deux duos, ce sont les pères – Danny Michaud et Luc Martin – qui ont commencé à arbitrer alors que pour les deux autres, ce sont les fils – Nicholas Sirois et Alexis Martin – qui ont incité leurs paternels à faire de même.

Luc Martin enfile le chandail zébré depuis 32 ans. Il a commencé à arbitrer pendant qu’il était joueur, lui qui est un ancien du hockey scolaire et senior sur la scène régionale.

Nicholas et Luc Sirois ainsi que Mario et Alexis Martin. – Gracieuseté

Arbitre en chef dans le Circuit régional de hockey du Nord-Ouest, son fils Pier-Luc l’a accompagné à quelques reprises cet hiver comme juge de lignes.

«C’est quelque chose de spécial que de se retrouver sur la même patinoire comme officiels. J’aimerais qu’un jour nous puissions être les deux arbitres en chef dans un même match. J’ai encore la passion pour le hockey et arbitrer, c’est ce qui me garde le plus près de la game», a raconté Luc Martin qui a commencé à endosser le chandail noir et blanc à l’âge de 16 ans. Jusqu’à l’an dernier, il donnait aussi de son temps comme entraîneur au hockey senior.

À 18 ans, Pier-Luc Martin en est à sa septième saison comme officiel. Il aime bien aussi se retrouver sur la même glace que son père pour partager le travail d’arbitre.

«J’ai essayé cela quand j’avais 11 ans et j’ai aimé cela. C’est certain que les joueurs essaient d’intimider les jeunes officiels. Mais l’important est de garder la tête froide et d’appeler le jeu comme on le voit. Quant aux spectateurs, leurs réactions font partie de la job. Quand tu prends une décision, elle est appréciée par 50 % d’entre eux et contestée par l’autre moitié. Les commentaires de défoulement que j’entends, ça me fait rire plus qu’autre chose», a dit le solide gaillard de 6 pieds et 3 pouces.

Ancien gardien avec les Élites de la polyvalente Thomas-Albert de Grand-Sault, Pier-Luc a temporairement délaissé sa carrière de joueur actif avec le retrait des Drav’Cats de Grand-Sault Bas-Madawaska cette saison du Circuit régional de hockey.

«Une équipe m’a demandé de la rejoindre mais comme j’avais commencé à arbitrer, il était impossible de revenir comme joueur», a précisé celui qui détient son niveau IV.

Âgé de 51 ans, Luc Sirois a été à quelques reprises juge de lignes sous l’autorité de son fils Nicholas, âgé de 25 ans, qui était arbitre en chef.
«C’est un petit velours de pouvoir faire cela ensemble. Quand il y a des décisions corsées dans le feu de l’action, il n’hésite pas à venir me consulter. Même si je n’ai pas l’autorité sur la glace, la sagesse, ça peut être utile parfois…», a lancé Luc Sirois avant de pousser un grand rire.

Outreach Productions